Just for fun

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J'ai envie d'écrire quelque chose. J'ai une idée qui me trotte dans la tête depuis longtemps, mais je n'a toujours pas trouvé la fin. Alors je vais commencer, sans trop savoir où je vais ...

Si vous lisez mes textes, soyez indulgents, je ne suis qu'une gamine qui débute ^^"


Mon blog abandonné -->

# Posté le dimanche 01 mars 2009 14:07

[ 1 ] Un réveil difficile ...

[ 1 ]  Un réveil difficile ...


6h30.

L'insupportable sonnerie du réveil me tira de mon sommeil. D'un geste irrité je le coupai et me replongeai sous la couette.
Je mettais toujours mon réveil une demi-heure en avance, pour me laisser le temps de trouver le courage requis pour me lever.
J'aimais la chaleur bienfaisante, la douceur de l'oreiller... Je pouvais rester étendue comme ça longtemps, totalement détendue, mon cerveau ensommeillé refusant d'accepter la réalité : il fallait se lever. C'était une obligation.

7h00.

Si je voulais avoir le temps de me préparer il fallait que je sorte du lit maintenant. Mais à quoi bon ? Aucune motivation... mes rêves étaient bien plus agréables.

7h15.

Enfin, je me décidai à sortir. Je m'empressai de m'éloigner de mon lit pour ne pas céder à la tentation d'y retourner. Une douche glacée. Vite.
La sensation de l'eau fraîche sur mon visage eu tôt fait de faire disparaître les dernières brumes de mon cerveau. Je cessai de n'être qu'une veille limace traînante. Je me séchai rapidement et enfilai la première chose que je trouvai.

7h40.

Bien que réveillée, j'eus du mal à répondre au bonjour enjoué de ma mère. Comment faisait-elle pour être d'aussi bonne heure à une heure pareille ? Malgré tout mes efforts je n'avais jamais réussi à sourire le matin. Surtout avec ce qui m'attendait...

8h05.

Prête.
Je jetai un ½il au miroir de l'entrée. Une jeune fille aux yeux d'obsidienne me rendit mon regard. Taille normale, fine et élancée, cheveux noirs, peau mate. Toujours la même. Je poussai un soupir résigné et quittai la maison.
Un vent froid m'accueillit à l'extérieur, comme s'il n'attendait que moi pour se déchaîner. Rien de tel qu'un ciel gris pour vous mettre en joie... Résignée, j'entamai le ridicule mais interminable kilomètre séparant ma maison du collège. J'aimais bien marcher, ça me laissait le temps de me plonger dans mes pensées avant d'affronter la dure réalité : le collège.
Les cours en soit n'étaient pas un problème : je n'ouvrais jamais un cahier et pourtant je tenais sans problème le rôle de première de la classe. Mais je trouvais cela ennuyeux, banal, répétitif, et surtout, OBLIGATOIRE.
Ce mot ne faisait pas partie de mon vocabulaire.
Pour moi, l'on devait vivre dans la liberté et non dans l'obligation. Toutes ces contraintes auxquelles tout le monde devaient se plier, ne faisait-elle pas de nous des pantins ? Etions-nous vraiment maître de notre vie ?
Je songeais à toutes ces questions lorsque une sensation étrange me pris aux jambes. J'avais l'impression qu'on me tirait. Qu'on m'aspirait dans le sol. J'avais la nausée. Je n'arrivais plus à marcher.
Je jetai un regard effaré autour de moi. Personne pour me venir en aide. J'avais envie de hurler mais rien ne vint. J'ouvrais et refermais la bouche inutilement. Je suffoquais.
Maintenant la sensation me prenait au ventre. Comme si on voulait me l'arracher, l'emmener ailleurs.
J'avais l'impression qu'il manquait une partie de mon corps. Lorsque je baissais les yeux je ne vis que le sol. Pas de pieds, pas de jambes ! Mes bras ne répondaient plus.
Soudain la douleur gagna ma tête. C'était insupportable. J'avais l'horrible impression d'être tirée, écartelée !

Puis tout devint noir.

# Posté le lundi 02 mars 2009 01:59

Modifié le lundi 02 mars 2009 06:32

[ 2 ]

[ 2 ]
Lorsque je revins à moi j'étais étendue dans un lit.
Mon lit ?
Alors tout ceci n'avait été qu'un cauchemar étrange et un peu trop réaliste... Je cherchais mon réveil à tâtons. Ma main se heurta au vide là où elle aurait du rencontrer une table de nuit. J'ouvris les yeux. Et les refermais aussitôt, assaillie par la lumière. Je n'étais pas chez moi !
Je n'avais donc pas rêvé... D'ailleurs l'horrible douleur dans ma tête en témoignait. J'avais l'impression que quelqu'un s'amusait à creuser un trou dans mon cerveau. Avec une petite cuillère. Je devais être malade et, prise d'une soudaine crise, l'on avait du m'emmener à l'hôpital. Oui, ça devait être cela tentais-je de me convaincre. Je me risquais à entrouvrir les yeux : mes jambes et mes bras étaient bien présent cette fois. Je poussais un soupir de soulagement.
- Mademoiselle ? fit une voix masculine.
Je sursautai. Je voulus me redresser mais ma tête douloureuse retomba mollement sur l'oreiller.
- Ne bougez pas. Vous avez vécu une expérience peu agréable, mais tout va bien maintenant. Pas d'inquiétude.
Pas d'inquiétude ! On voyait bien que ce n'était pas lui qui venait de perdre le contrôle de son corps avant de se réveiller on ne sait où, avec une petite cuillère dans le cerveau ! Une foule de questions m'envahissaient l'esprit, mais ma gorge sèche refusait de m'obéir. Je réussis à articuler un faible « Où suis-je ? » avant de sombrer à nouveau dans l'inconscience.

Cette fois ci mon réveil fut plus agréable. Quelqu'un avait posé une compresse fraîche sur mon front, et je l'en remerciais intérieurement. Ma tête ne me faisait presque plus souffrir. En revanche, mpossible de dire combien de temps j'avais séjourné dans les bras de Morphée. Longtemps en tout cas. Ne sachant trop que faire je pris le temps d'étudier un peu l'endroit où j'avais atterris.
Mon hypothèse d'un hôpital en fut grandement ébranlée.
La pièce était carrée, assez grande. La lumière du soleil couchant filtrait à travers un fin rideau rouge. Sur le mur de droite une immense tapisserie représentant un oiseau de feu me contemplait. Le réalisme était tel qu'à chaque instant je m'attendais à le voir s'envoler jusqu'à moi, déployant ces ailes brûlantes et m'attrapant dans ces serres coupantes. Je détournai rapidement le regard de cette vision étrange. A ma gauche, deux autres lits étaient occupés. Les silhouettes semblaient profondément endormies. Je n'avais aucune envie de les imiter. Il y avait trop de questions sans réponses, trop de mystère irrésolus pour que je songe encore à dormir.
N'y tenant plus, je me levai et me dirigeai le plus discrètement possible vers la porte. Le regard de l'oiseau sur le mur me donnait des frissons. Essayant d'oublier ces yeux rouges fixés sur moi je priai pour que la porte soit bien huilée.
Évidement non !
Un grincement strident résonna dans toute la pièce. Je me figeai, ma main moite crispée sur la poignée glacée. Immobile et chaque muscle tendus je guettai le moindre son alentour. Heureusement je ne remarquai rien d'autre que les battements de mon c½ur affolé. Sans prendre la peine de refermer derrière moi je m'engageais dans le long couloir qui s'offrait à moi. Chose étrange, il était éclairé par des torches réparties à distance égales sur l'épais mur de pierre. Le sol était recouvert de moelleux tapis rouge où je posais avec bonheur mes pieds nus.
Devais-je aller à droite ou à gauche ? Et si je me perdais ? L'orientation n'avait jamais été un de mes points forts... Sans grande conviction j'optais pour la droite.

# Posté le lundi 02 mars 2009 17:11